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Compte rendu de l’Assemblée Générale Ordinaire du samedi 7 janvier 2006

L’assemblée générale commence à 14:30, en présence de 24 membres à jour de leur cotisation, auxquels il convient d’ajouter 19 procurations, soit un total de 43 votants, largement au-delà du quorum d’un quart des adhérents exigé par l’article 11 des statuts (Parinux compte à ce jour 111 adhérents à jour de leur cotisation, soit un quorum de 28).

Outre les membres de Parinux, des représentants d’autres associations du Libre nous ont fait l’amitié de venir. Il s’agit : pour l’AFUL, de Thierry Stoehr ; pour l’APRIL, de Benoît Sibaud ; pour Léa, de Stéphane Esté Gracias. Le président de Parinux Alix Guillard les remercie chaleureusement de leur présence, puis passe à l’exposé du bilan moral de l’association pour l’année 2005.

Bilan moral de l’année 2005

En plus du bilan chronologique repris de notre wiki, qui a été distribué aux membres, le président Alix Guillard présente un bilan thématique.

1. Install-parties

En 2005, Parinux a organisé ou contribué à organiser pas moins de neuf événements (dont cinq à la Cité des sciences) : sept install-parties (dont quatre en collaboration : avec Easter Eggs, l’ESGI, Idile, la Gaule et Mandriva), une traduc-party et une wikipedia-party.

2. Ateliers

Cinq ateliers ont été organisés à l’Espace public numérique du 13e arrondissement — sans compter les ateliers pratiques réalisés de façon informelle à l’occasion d’autres événements. Toutefois, si cette activité reprend en 2006, ce sera vraisemblablement à la Cyberbase de la Cité des sciences, l’EPN du 13e arrondissement organisant désormais ses activités propres le samedi après-midi.

Nos ateliers ont presque toujours été jugés satisfaisants par ceux qui y ont assisté, mais ils ont un peu de mal à trouver leur public. Ils avaient plutôt été imaginés à l’intention des débutants, mais remportent plus de succès quand ils se consacrent à des thèmes techniques pointus.

3. Conférences

Paul Marques Mota a repris en main l’organisation des conférences à l’Espace Ménilmontant, dans le 20e arrondissement. Cinq conférences ont été organisées au cours du dernier trimestre 2005, et ont d’ailleurs parfois été à l’origine de partenariats pour d’autres manifestations (traduc-party et wikipedia-party). Paul prépare un nouveau cycle de conférences pour 2006.

4. Vie de l’association

En 2005, il y a eu quelques mouvements au sein du conseil d’administration et du bureau. Sylvain Lhullier n’ayant plus le temps d’assumer ses fonctions de secrétaire, le secrétaire adjoint Jean-Luc Ancey a été élu pour le remplacer. Par ailleurs Guy Decarpentrie, puis Jelena Karanovic, ont démissionné du conseil d’administration, faute de temps à lui consacrer.

L’enquête réalisée à l’occasion de l’assemblée générale de 2005 nous a permis de mieux cerner le public que nous touchons actuellement : plutôt jeune, généralement impliqué dans le monde informatique et d’un niveau d’études relativement élevé. Le nombre d’adhérents est brièvement repassé sous la centaine et est actuellement de 111 (le centième adhérent a reçu un prix !). En fait, Parinux n’a pas mené jusqu’ici de véritable politique d’adhésions.

En 2005, les statuts et le règlement intérieur de l’association ont été modifiés pour rendre plus présentable notre dossier si nous sollicitons le label d’"association d’éducation populaire". En particulier, l’âge pour devenir membre a été abaissé à 16 ans, et les administrateurs seront désormais élus par un vote de l’assemblée générale.

Il semblerait que le conseil d’administration et les adhérents ont parfois de la difficulté à être sur la même longueur d’ondes : certaines initiatives impulsées par le CA n’ont guère rencontré d’écho.

5. Relations avec les espaces publics numériques

Les espaces publics numériques sont nos partenaires naturels, puisqu’ils diposent de locaux informatiques et ont besoin de volontaires pour les animer... soit exactement l’inverse de notre problème. Nos relations les plus suivies en 2005 ont été avec la Cyberbase de la Cité des Sciences, l’Espace Ménilmontant, l’Espace public numérique du 13e arrondissement, mais nous avons aussi noué des contacts avec le centre Hautefeuille et l’Arobase de Pierrefitte. C’est généralement à l’occasion d’une demande d’install-party que ces contacts sont noués.

6. Relations avec d’autres partenaires

En 2005, Parinux a aussi entretenu des relations avec d’autres partenaires, en particulier les associations du libre. Nos relations avec la faculté d’Orsay ont pâti du départ pour Bordeaux de l’ancien président Matthieu Compin, mais existent toujours. Parmi les autres contacts, on peut citer le centre social Belleville, l’Ecole nationale supérieure des télécommunications, Vecam, Mosaïque du monde, le Forum social d’Ivry, le CRIC, sans oublier le stand que nous avons tenu à la fête de l’Humanité, qui reste sans doute l’événement où nous touchons notre public le plus vaste et le moins technique.

7. Médias

L’année médiatique de Parinux a commencé par la publication dans PC Expert d’une interview de l’ancien président Matthieu Compin, et s’est achevée par la publication d’une photo d’un pique-nique du libre que nous avions organisé (pour illustrer un article de l’Express consacré aux geeks). Parinux est aussi passée à la télévision, avec deux interviews d’Alix Guillard, l’une sur TV Berbère (avec Maher Bensalah), l’autre sur le web de Videon. Parinux a aussi failli faire une incursion dans le monde de l’édition, puisque Micro-Application nous a contactés pour rédiger un livre d’initiation à Linux (au bout du compte, ce sont des copains de Léa qui s’en sont chargés). Par ailleurs, le secrétaire de l’association Jean-Luc Ancey a commis aux éditions Dunod un livre d’initiation à la 3D s’appuyant sur le logiciel libre Blender — et le nom de Parinux figure sur la quatrième page de couverture.

8. Activités militantes

Parinux est une association apolitique, mais certains combats législatifs ne pouvaient manquer de mobiliser une association du Libre comme la nôtre. Un peu avant l’été, Parinux a donc envoyé des courriers à plusieurs députés européens pour les inciter à rejeter le projet relatif à la légalisation des brevets logiciels — et ce texte a ensuite été effectivement repoussé. Et à la toute fin de l’année, Parinux a été parmi les premiers signataires de la pétition d’EUCD.info contre le projet de loi frappant de lourdes sanctions pénales les dispositifs de contournement des mesures techniques de protection.

9. Achats de matériel

L’association a investi en 2005 pour du petit matériel, notamment de transport (sac à dos, malles...), mais surtout elle s’est dotée d’une tour de gravage de CD et DVD, et de deux nouveaux serveurs, achats importants mais qui s’avéraient nécessaires.

10. Nouveau site web

Cela nous amène à dire que la refonte de notre site web, souhaitée par la plupart de nos membres depuis plusieurs années, est enfin en chantier et même bien engagée : un prototype de nouveau site est déjà consultable en ligne, et devrait commencer à être alimenté avant même Solutions Linux.

L’assemblée passe au vote à main levée après cet exposé, et le bilan moral est voté à l’unanimité.

Bilan financier de l’année 2005

Les tableaux présentés par le trésorier Laurent Rathle ont donné lieu à quelques commentaires.

Au cours de l’année 2005, Parinux a fait plus de dépenses que de recettes, mais cela ne doit pas être considéré comme l’indice d’une mauvaise gestion, car cela faisait plusieurs années que l’assemblée générale se plaignait au contraire d’une prudence excessive dans l’emploi de recettes conséquentes. Cette année, Parinux a investi, notamment par l’achat de deux nouveaux serveurs et d’une tour de gravage, et ces dépenses ont bien sûr pesé sur le bilan.

Sébastien Douche souligne que la dépense de 800 euros pour les deux serveurs (un neuf, un autre en très bon état) représente une excellente affaire. Il justifie aussi son choix d’une tour à sept graveurs par le rapport qualité-prix bien meilleur que pour une solution plus modeste — mais souligne aussi que Parinux est tout à fait d’accord pour mutualiser l’usage de ce matériel avec des associations amies.

Cela ne veut pas dire que tout est rose. En particulier, on peut noter que Parinux ne bénéficie plus d’une importante source de revenus : la vente à prix bradé de revues linuxiennes retirées du circuit commercial, que Dimitri Robert nous fournissait gracieusement.

En dépit des dépenses importantes effectuées en 2005, la caisse de Parinux est loin d’être vide : on dispose d’environ 5000 euros, auxquels il convient d’ajouter 1000 euros prêtés à l’April pour faciliter l’organisation des RMLL, et qui nous seront restitués (le retard est dû à des lenteurs administratives dans l’envoi d’une subvention déjà promise fermement à l’April par le conseil régional de Bourgogne). Le renouvellement des cotisations 2006 étant tout juste entamé, on peut estimer que Parinux commence 2006 avec environ 7000 euros en caisse.

Le bilan financier est voté à main levée, à l’unanimité. Le trésorier Laurent Rathle, qui préfère ne pas se représenter, est félicité par le président et applaudi par l’assemblée pour ses années de loyaux services.

Débat

Site web

Le site actuel, mis en place par l’ancienne présidente Virginie Vacca et qui avait recours à la technologie Caudium, n’est plus à jour techniquement. Pour le moderniser, il y a eu débat sur le choix entre deux solutions de CMS : Spip, qui était plutôt préconisé par Emmanuel Seyman, et Plone, que Sébastien Douche appuyait fortement. C’est cette dernière solution qui a été retenue, et Sébastien a fourni une belle dose de travail pour mettre en place une structure que tout un chacun peut déjà consulter à http://new.parinux.org (et non pas dev.parinux.org comme il a été indiqué par erreur ; note du secrétaire). A noter que par la même occasion on est passé de mySQL à LDAP.

La structure est en place, et le nouveau site va très rapidement prendre la place de l’ancien (qui restera cependant disponible sous l’URL http://old.parinux.org). Mais beaucoup reste à faire, dans deux directions principales : personnalisation graphique et ajout de contenu. Pour ce qui est du graphisme, il faut faire le choix d’un logo et de couleurs personnalisées, mais on a intérêt à ne pas s’éloigner par pur caprice de CSS déjà disponibles et cohérentes. Pour ce qui est du contenu, l’implication des adhérents est hautement souhaitable. Les volontaires peuvent prendre contact avec Sébastien Douche, qui se fera une joie de leur accorder les droits nécessaires pour alimenter le site.

Sylvain Lhullier se propose de faire le nécessaire pour faire migrer au plus vite vers le nouveau serveur tout ce qui concerne la vie de l’association (statuts, RI, comptes rendus des réunions, en particulier). Jean-Luc Ancey recommande aux bonnes volontés de s’intéresser en priorité à la récupération du matériel pédagogique (supports de conférences et d’ateliers).

Solutions Linux

L’organisation est chapeautée par Damien Dégoulange. L’ambition serait qu’une première version du nouveau site web soit déjà en ligne à l’occasion de Solutions Linux. Une réunion d’organisation est prévue à cette fin pour le 21 janvier (à 14 heures, à la Cité des sciences).

Firsts et thirds

En 2005, ces rendez-vous réguliers ont parfois été autre chose que de simples réunions conviviales. Un third a été l’occasion pour l’APRIL de fêter la victoire après le vote du Parlement européen contre les brevets logiciels, et le first de décembre à permis à EUCD.info d’entamer la mobilisation contre le projet de loi DADVSI.

Administration des serveurs

Sébastien Douche touche un mot de la lutte antispam sur nos listes. Il faut savoir que quelque 2000 spams y sont acheminés tous les jours, ce qui justifiait bien quelques précautions. Bien que ces dernières soient très limitées (s’assurer que le serveur de mail existe vraiment en lui demandant de réagir à l’erreur 450 dans un délai de trois minutes), cela a suffi à éliminer la plupart des spams... mais cela a aussi posé quelques problèmes pour l’utilisation des adresses @parinux.org des adhérents lorsque leur prestataire d’accès à Internet ne respecte pas le cahier des charges minimal d’un serveur POP. En particulier, on a constaté de nombreux problèmes avec les clients de Noos... mais la faute en incombe à Noos et non à notre politique antispam.

Paul Marques Mota évoque le problème de la modération des messages en provenance de non-abonnés. L’un des contributeurs a dû être rappelé à l’ordre pour manquements répétés à la netiquette.

Install-parties

Le programme des prochaines install-parties n’est pas encore arrêté, la préparation de Solutions Linux accaparant notre attention pour le moment. Mais nous avons enregistré une demande pour une install-party à Meudon, et il est également prévu de faire quelque chose avec les copains de Wikipédia à l’occasion de Libre en Fête.

Thomas Séchet confirme que la Cité des Sciences nous hébergera volontiers pour de futures install-parties comme elle l’a fait par le passé.

Sur une suggestion de Sébastien Douche, diverses voix estiment que ce serait une bonne idée d’élaborer des howto pour les installeurs, mais aussi pour ceux qui préparent une installation sur leur propre machine (conseils pour vérifier que le matériel fonctionne, etc.). Un tel howto pourrait être systématiquement envoyé par mail, avant l’install-party, à tout candidat à une installation. Symétriquement, Alix rappelle l’idée déjà évoquée dans le passé d’envoyer à chaque installé, après l’install-party, un questionnaire de satisfaction. Paul et Emmanuel plaident en faveur de la constitution d’une équipe permanente susceptible de préparer le terrain entre deux install-parties. Enfin, Sébastien rappelle l’idée des "config-parties", évoquée l’an dernier par Guy Decarpentrie.

Participation à divers Salons

Un membre évoque la possibilité d’être présent à l’Apple Expo, et Philippe Rousselot suggère d’élargir l’idée à d’autres manifestations non-commerciales. Thomas Séchet suggère une participation au salon Intertice le 10 mai (Salon auquel participent les académies de Versailles, Créteil et Paris). On évoque aussi le Salon Educatec, mais le Libre y est déjà présent. Toutes ces idées paraissent dignes d’intérêt, mais il n’est pas du tout évident que nous disposions d’assez de bonnes volontés pour assurer une présence minimale à autant d’événements.

Renouvellement du conseil d’administration

Le président Alix Guillard présente les données du problème : un certain nombre d’administrateurs sont arrivés au terme de leur mandat, mais tous n’ont pas décidé de se représenter. Se représentent : le secrétaire sortant Jean-Luc Ancey, le président sortant Alix Guillard, Olivier K. et Sylvain Lhullier. En revanche, Loïc Bernable, Matthieu Compin, le vice-président sortant Laurent Martelli et le trésorier sortant Laurent Rathle font le choix de ne pas se représenter.

Mais le renouvellement du conseil d’administration n’est pas réservé aux administrateurs sortants, et on demande à ceux qui ont fait connaître par mail au CA leur souhait d’y entrer de se présenter en quelques mots à l’assistance. Jean-Philippe Claude, qui est adhérent depuis seulement avril 2005, ne remplit pas les conditions d’ancienneté exigées par la section 3.1 du règlement intérieur, et sa candidature ne peut donc être retenue. En revanche, quatre candidats qui remplissent cette condition trouvent sans peine deux administrateurs chacun pour parrainer leur candidature, conformément à la même section 3.1 du règlement intérieur. Il s’agit de : Laurent Destailleur, parrainé par Emmanuel Seyman et Alix Guillard ; Philippe Rousselot, parrainé par Sylvain Lhullier et Alix Guillard ; Thomas Séchet, parrainé par Paul Marques Mota et Laurent Rathle. Enfin, Stéphane Lestage, qui n’avait pas encore présenté sa candidature, le fait à l’occasion de l’assemblée générale, et recueille aussitôt les parrainages d’Olivier K. et Jean-Luc Ancey.

Dans l’hypothèse où tous ces candidats seraient élus, le nombre maximal d’administrateurs (14) prévu par l’article 6 des statuts ne serait pas dépassé. Il n’y aura donc pas lieu à départager les bénéficiaires de votes favorables selon les modalités prévues à la section 3.1 du règlement intérieur.

Le secrétaire demande à l’assemblée générale si quelqu’un souhaite un vote à bulletins secrets, et comme personne n’appuie cette demande, on procède au vote à main levée sur les candidatures, dans l’ordre de leur présentation.

Jean-Luc Ancey, puis Alix Guillard, puis Sylvain Lhullier sont réélus à l’unanimité. Olivier K. est réélu à l’unanimité moins 3 abstentions (dont une procuration).

Laurent Destailleur est élu à l’unanimité moins 1 abstention. Philippe Rousselot est élu à l’unanimité moins 2 abstentions. Thomas Séchet est élu à l’unanimité moins 1 abstention. Stéphane Lestage est élu à l’unanimité moins 3 abstentions (dont 2 procurations).

Guy Decarpentrie et Jelena Karanovic ayant démissionné du conseil d’administration au cours de l’année 2005, il ne reste que trois administrateurs dont le mandat ne doit s’achever qu’en 2007 : Sébastien Douche, Paul Marques Mota et Emmanuel Seyman. Le nouveau conseil d’administration est donc constitué des onze membres dont les noms suivent :

Jean-Luc Ancey ; Laurent Destailleur ; Sébastien Douche ; Alix Guillard ; Olivier K. ; Stéphane Lestage ; Sylvain Lhullier ; Paul Marques Mota ; Philippe Rousselot ; Thomas Séchet ; Emmanuel Seyman.

Sylvain Lhullier fait observer qu’avec ce vote s’achève la longue et fidèle présence au conseil d’administration du vice-président Laurent Martelli, qui y avait siégé sans discontinuer depuis la fondation de l’association. L’assemblée générale le remercie par de vifs applaudissements.

L’assemblée générale est close à 18:15 et immédiatement suivie d’une réunion publique du nouveau conseil d’administration pour l’élection du nouveau bureau.

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